Participation au SIIBEF

Au 2ème Salon International de l'Investissement des Banques et Etablissements Financiers (SIIBEF), l'ADEPME aspire à jouer un rôle déterminant

dans la sécurisation des crédits qui seront alloués par les nouvelles structures de financement mises en place par l’Etat.

Abdoulaye Faye qui présentait un panel sur le financement des PME dans le cadre de la 2ème édition du Salon international de l'investissement, des banques et établissements financiers (SIIBEF) a ajouté que ce rôle sera également assuré dans le suivi des engagements des PME en termes d'emplois, de contributions fiscales et sociales, conformément à la mission de surveillance des PME bénéficiant de crédits de l'Etat.

Sur la base d'une seconde étude commanditée par la Direction des PME, M. Faye affirme que les besoins de financement des PME s'articulent en trois grandes catégories : le financement du stock (30%), le financement des investissements (40% environ) et le démarrage (15%). 

C'est pour pallier à ces difficultés de financement, rappelle M. Faye, qu'un dispositif complémentaire constitué par le FONSIS (Fonds souverain des investissements stratégiques), le FONGIP (Fonds de garantie des investissements prioritaires) et la BNDE (Banque nationale de développement économique) est mis en place par l'Etat pour respectivement renforcer les fonds propres des PME et leur apporter des garanties appropriés ainsi que les financements adaptés nécessaires à leur compétitivité.

L'ADEPME apporte parallèlement un accompagnement technique pour assurer la viabilité des plans de développement des PME. C'est ainsi que des outils ont été crées en apportant un appui technique ciblé.

Il s'agit du profil entrepreneurial, la grille d'évaluation des PME et un fonds à frais partagés qui a été mis en place en 2013. 

 ‘'L'outil de profilage permet de faire le point des compétences de l'entrepreneur, de renforcer les capacités des dirigeants mais également de maîtriser les points critiques du projet'', affirme M. Faye. 

Quant à la grille d'évaluation qui a été mise en place en concertation avec le secteur bancaire, elle utilise des techniques de cotation pour mesurer les capacités de la PME à faire face à ses engagements sur un horizon de trois ans grâce à une appréciation de la liquidité, la solvabilité mais également de la rentabilité de l'entreprise. 

Elle permet d'identifier le risque spécifique de l'entreprise et de son secteur, mais aussi d'entreprendre la structuration de l'entreprise et d'assurer un suivi dans le cadre d'un processus de labellisation des PME.

Le fonds à frais partagés apporte des subventions pour faciliter l'accès à des services non financiers. Des subventions pouvant atteindre 25 millions FCFA par an et par PME pour financer son innovation et sa modernisation sont accordées. 

Par ailleurs, les guichets dédiés à la formalisation et à la prise en charge des entreprises en difficultés offrent, selon M. Faye, des cadres sécurisés de promotion de l'entreprenariat formel, de détection et de traitement précoce de la défaillance des entreprises. 

Enfin, l'ADEPME a noué des partenariats avec des organismes de financement. 

‘'Ainsi, la concertation sur des projets structurants doit être la règle entre une ADEPME renforcée et des structures que sont le FONGIP, le FONSIS et la BNDE'', soutient M. Faye. 

Un protocole d'accord opérationnel a déjà été signé entre l'ADEPME et la BNDE. M. Faye révèle que d'autres sont en cours d'élaboration avec le FONGIP et le FONSIS. 

Cependant, il recommande d'aller plus loin en instaurant des comités techniques entre ces structures pour étudier les dossiers avec un financement conséquent.

''Il faudra que l'Etat accepte de prendre des risques pour libérer les énergies et donner une impulsion nouvelle au financement des PME'', préconise le responsable du pôle de génération d'entreprise de l'ADEPME.

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