Atelier sur la gestion organisationnelle de la PME

Le système de labellisation des Petites et moyennes entreprises (PME), lancé par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME), est un "outil d’anticipation", a estimé, jeudi à Dakar, Mabousso Thiam.

Le directeur général de l’ADEPME qui s’exprimait lors d’un atelier technique sur la gestion opérationnelle a soutenu la labellisation vise à créer une relation de "confiance" entre les banques et les entreprises.

Mabousso Thiam a souligné que la labellisation est "un mécanisme par lequel on essaie d’apporter des réponses aux PME et aux banques afin que les entreprises se conforme aux exigences du secteur".

"Cette labellisation va faciliter l’accès des PME aux financements en améliorant leur lisibilité, la qualité de leur management, leur reporting et leur monitoring", a-t-il fait remarquer.

Selon lui, c’est un outil d’anticipation qui va s’appuyer sur des mécanismes de prédiction qui permettront de déceler des disfonctionnements de l’entreprise en donnant une claire lecture de sa situation financière.

Il a relevé que cela permettra à la banque de savoir si l’entreprise sera capable de rembourser le financement acquis. "Si la banque n’a pas confiance aux documents qui lui sont proposés, elle n’aidera pas", a-t-il ajouté.

Les PME sont des entreprises dont l’effectif est compris entre 21 et 250 employés et dont le chiffre d’affaires se situe entre 25 millions et cinq milliards et pour les entreprises de commerce et celles de transformation, entre 50 millions et cinq milliards.

Le cabinet "Performances Group" informe qu’"au Sénégal, le poids dans le tissu des entreprises est de 90%, la part des PME dans l’emploi est de 46% et leur taux de mortalité est de 60%".

Selon le responsable du pôle compétitivité à l’ADEPME, Sohibou Ndao, la labellisation a été lancée parce que les entreprises sénégalaises avaient du mal à maîtriser leur croissance. "Les entreprises se développent mais ont des difficultés à gérer de manière optimale cette croissance", a-t-il soutenu.

M. Ndao a expliqué que "pour être éligible, il faut être une PME, disposer d’au moins deux états financiers et signer le contrat d’engagement".

Il a précisé que "sur les 107 entreprises ont été évaluées, seules 10% ont eu le cachet +label+ ADEPEME, car les critères de labellisation ne sont pas facilement atteignables par les PME". "Seules les entreprises performantes sont labellisées", a souligné Sohibou Ndao.

"On va continuer à les évaluer, car l’idée est que d’ici la fin de l’année qu’on soit à 300 entreprises parce que l’ADEPEM ne demande rien pour se faire accompagner", a dit M. Ndao.

Il a ajouté que l’ADEPME partage les frais de consultance pour toute entreprise qui contractualise avec un consultant pour accompagner son processus de qualité. 

source APS